DPE à Champs Plaisants Centre à Sens : bâti, étiquettes et repères immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Champs Plaisants Centre à Sens, les 869 DPE analysés décrivent un parc presque exclusivement composé d’appartements, où l’étiquette E domine. La part de passoires énergétiques est de 1,4 %, contre 6,6 % à l’échelle de la ville, mais la consommation médiane reste supérieure au repère communal.

DPE à Champs Plaisants Centre à Sens : bâti, étiquettes et repères immobiliers — Sens

Le dossier énergétique de Champs Plaisants Centre repose sur 869 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 9 454 DPE analysés à Sens. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur époque de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements présents. Le constat principal appelle une lecture nuancée : les étiquettes F et G sont peu représentées, mais cela ne signifie pas que les meilleures classes dominent. L’étiquette E concentre le plus grand nombre de diagnostics. Pour un projet de vente ou de location, cette distinction aide à situer un bien sans lui attribuer automatiquement les caractéristiques moyennes de son quartier.

Un bâti d’appartements marqué par la période 1975-1977

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Champs Plaisants Centre)Part du quartier
A00,0 %
B16719,2 %
C404,6 %
D21624,9 %
E43449,9 %
F121,4 %
G00,0 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Champs Plaisants Centre (Sens).

Le profil du bâti est particulièrement concentré : la période 1975-1977 représente 56,7 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1975 en représentent 42,8 %, tandis que ceux d’avant 1948 ne comptent que pour 0,2 %. Cette très faible présence du bâti ancien distingue Champs Plaisants Centre de Sens, où la part antérieure à 1948 atteint 23,7 %. Les maisons individuelles représentent seulement 1,4 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ces repères décrivent donc principalement un parc collectif. Ils ne renseignent cependant ni sur les matériaux, ni sur les équipements de chauffage, ni sur les rénovations réalisées. L’année de construction ne suffit pas, à elle seule, à expliquer l’étiquette d’un logement.

  • Période dominante : 1975-1977, avec 56,7 % des diagnostics. Ce repère situe l’âge du parc observé, sans permettre de conclure à un état d’isolation identique dans tous les immeubles.
  • Bâti antérieur à 1975 : 42,8 % des diagnostics. La part construite avant 1948, de 0,2 %, est comprise dans cet ensemble et ne doit pas lui être ajoutée.
  • Maisons individuelles : 1,4 % des logements diagnostiqués. Les résultats du quartier constituent donc surtout un point de comparaison pour des appartements, avec une surface médiane observée de 72 m².

L’étiquette E domine, avec seulement 12 diagnostics en F

La répartition des 869 diagnostics est la suivante : aucun en A, 167 en B, 40 en C, 216 en D, 434 en E, 12 en F et aucun en G. L’étiquette E arrive nettement en tête, devant D puis B. Le quartier ne se résume donc ni à un ensemble de logements très performants, ni à une concentration de passoires énergétiques. La présence de 167 diagnostics en B montre également que des résultats différents coexistent dans ce parc majoritairement collectif. Sans données détaillées sur les immeubles et leurs équipements, il n’est pas possible d’attribuer ces écarts à une cause précise. Pour apprécier un logement particulier, son propre diagnostic reste plus pertinent que l’étiquette la plus fréquente autour de lui.

Moins de passoires qu’à Sens, mais une consommation médiane supérieure

Les logements classés F ou G représentent 1,4 % des diagnostics de Champs Plaisants Centre, contre 6,6 % pour l’ensemble de Sens. Sur cet indicateur, le quartier présente donc une proportion inférieure au niveau communal. En revanche, sa consommation médiane atteint 206 kWh/m²/an, contre 188 kWh/m²/an dans la ville. Ces deux observations ne se contredisent pas : la fréquence des classes les moins favorables et le niveau médian de consommation ne mesurent pas la même chose. La forte présence de l’étiquette E mérite ainsi d’être considérée parallèlement à la faible part de passoires. Les données communales fournies ne comportent pas la répartition complète des étiquettes ; elles ne permettent donc pas de comparer chaque classe entre le quartier et la ville.

  • Passoires énergétiques : 12 logements classés F et aucun classé G dans le quartier, soit 1,4 % en F ou G, contre 6,6 % à Sens. Ce taux porte sur les diagnostics analysés.
  • Consommation médiane : 206 kWh/m²/an dans le quartier, contre 188 kWh/m²/an à l’échelle communale. Cet indicateur rapporté à la surface complète la lecture des seules étiquettes.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 037 € dans le quartier, contre 1 030 € à Sens. Les montants sont proches, mais ne décrivent pas une facture commune à tous les logements.
  • Surface médiane : 72 m² dans le quartier, contre 64 m² dans la ville. Ces médianes ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer les différences de consommation ou de coût.

Vendre : situer le bien sans confondre quartier et logement

Pour préparer une vente à Champs Plaisants Centre, les données locales servent d’abord à replacer le DPE du bien dans son environnement. Un appartement classé E appartient à la catégorie la plus représentée, avec 434 diagnostics, mais cette fréquence ne permet pas de conclure à son état technique ou à sa valeur immobilière. Un bien classé B se situe dans une catégorie moins nombreuse, toutefois bien présente avec 167 diagnostics. La présentation du logement gagne à distinguer son étiquette, sa consommation et son estimation de coût énergétique. Aucune donnée fournie ne mesure l’effet du DPE sur les transactions. Il serait donc infondé d’en déduire une décote, une plus-value ou une facilité particulière de vente dans le quartier.

Louer : examiner le diagnostic propre au logement et les coûts estimés

Pour une mise en location ou une recherche locative, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 037 € constitue un repère local, pas une prévision individualisée. Il ne faut pas l’assimiler à la facture future d’un occupant. De même, la consommation médiane de 206 kWh/m²/an ne décrit pas chaque appartement. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner les informations du DPE correspondant exactement au bien concerné, plutôt qu’à s’appuyer uniquement sur la faible proportion locale de classes F et G. Les faits disponibles ne précisent ni les équipements ni les caractéristiques détaillées des logements. Ils ne suffisent pas non plus à établir la situation réglementaire d’un bien ou les travaux qui lui seraient nécessaires.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Champs Plaisants Centre ?

L’étiquette E est la plus fréquente, avec 434 diagnostics sur les 869 analysés. Elle précède D, qui en compte 216, puis B, avec 167 diagnostics. La classe C regroupe 40 diagnostics et la classe F en regroupe 12. Aucun diagnostic de l’échantillon n’est classé A ou G. Cette distribution décrit les biens diagnostiqués, sans déterminer l’étiquette d’un logement non examiné individuellement.

Le quartier est-il plus performant énergétiquement que Sens ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. La part de passoires F et G est inférieure dans le quartier : 1,4 %, contre 6,6 % à Sens. En revanche, la consommation médiane y est supérieure, à 206 contre 188 kWh/m²/an. Il est donc plus exact de parler d’une moindre présence de passoires que d’affirmer une meilleure performance générale du quartier.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour estimer les dépenses d’un logement ?

Le montant annuel médian estimé de 1 037 € donne un point de comparaison, mais pas le budget exact d’un logement. Il doit être distingué de l’estimation figurant sur le DPE du bien et des dépenses réellement supportées par son occupant. La surface médiane locale de 72 m² est elle aussi un repère statistique : elle ne transforme pas ce montant en estimation personnalisée.

Sources officielles

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